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Article écrit par :

Jacques Bajon

Consultant, Pôle Média-Télécoms / Media, distribution, convergence telecom-media

Malgré la multiplication des mesures techniques ou judiciaires, le piratage des contenus audiovisuels continue sa progression à travers le monde. Les contenus les plus populaires restent les films, les séries TV et la musique, avec un développement notable du sport.

Différents facteurs ont favorisé l’évolution des méthodes et pratiques de piratage, en particulier le recours plus important au streaming, le développement des systèmes d’applications, la structuration plus « professionnelle » des offres, et le relais d’usage des plateformes sociales.

Quels sont les nouveaux enjeux ?

Les contenus linéaires et sportifs sont le nouveau champ de bataille, avec des impacts économiques forts. En effet, Le manque à gagner pour les détenteurs de droits et les risques sur les revenus de l’abonnement TV sont importants.
Sans oublier l’impact du piratage communautaire, il existe un modèle économique rentable pour les offres de piratage à grande échelle, qui se sont professionnalisées.

Peut-on vraiment éradiquer ce phénomène ?

La fermeture des sites et la poursuite des pirates donnent des résultats ponctuels, mais sur le long terme des sites miroirs sont mis en place, le recours à d’autres systèmes de piratage est utilisé, la localisation géographique des hébergeurs s’adapte … D’autres mesures comme la protection technique des contenus, la communication auprès du grand public ou la collaboration entre les acteurs de l’écosystème peuvent également compléter un dispositif de lutte contre le piratage audiovisuel.
Un objectif d’ »endiguement » pour éviter que le piratage ne devienne un phénomène de « masse » semble prioritaire. Il est ainsi nécessaire que le piratage reste relativement compliqué dans son usage, et moins intéressant en termes d’offre.

 

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